06 Mar Nouvelle action culturelle « La Voleuse de Mots »
Quelle a été l’origine de La Voleuse de Mots ?
L’envie de désacraliser le geste d’écrire. On peut dire que c’est militant, en effet.
Je voudrais transmettre l’idée qu’on a tous des mots dans la tête et qu’avec ces mots, on est tous capables d’écrire des choses.
Il y a aussi un petit côté performance qui me réjouit.
Comment est né le personnage de la braqueuse littéraire ?
Pour aller chercher les mots dans la tête des spectateurs, il fallait un personnage qui soit… comment dire… un peu persuasif! Une braqueuse était idéale, mais attention, sa seule arme, c’est son humour désarmant!
Vous évoquez un univers “entre le prince de Motordu et une Calamity Jane des bibliothèques” : quelles sont vos influences principales ?
Comme Pef, j’adore jouer avec les mots, en inventer des nouveaux, les mélanger pour qu’ils racontent autre chose. Par exemple, quand je dis: “ne panicotez pas!”, c’est comme dire tournicoter au lieu de tourner, ça donne une couleur plus sympa au verbe paniquer. C’est plus rassurant pour les otages !
Et Calamity Jane… Ah! Elle m’inspire car c’est une baroudeuse et une brigande avec un cœur en or (si, si, je l’ai bien connue, je peux vous l’assurer!) et j’avoue, il y a un petit côté pétroleuse dans le costume.
Quelle place laissez-vous à l’improvisation dans le spectacle ?
Quand on fait un spectacle interactif, on ne peut jamais tout prévoir. De fait, je ne peux répéter que la moitié du spectacle, l’autre est soumise au bon vouloir des spectateurs, à leurs humeurs, à leurs envies, leurs idées. C’est ça qui est en même temps risqué et extrêmement jubilatoire. Et comme ça, je ne joue jamais deux fois le même spectacle!
Quel est, selon vous, le véritable enjeu artistique de cette proposition : transmission, empowerment, jeu collectif, désacralisation de l’écriture… ?
Un peu de tout ça, j’imagine… même si je n’ai aucune idée de ce que signifie “empowerment”. Mais merci beaucoup, je l’empochette!
Comment accompagnez-vous les personnes qui pensent “ne pas savoir écrire” ?
A partir du moment où on sait parler, c’est qu’on sait écrire, puisque la matière première, les mots, est la même. Il s’agit juste de se lancer, et surtout de ne pas craindre le jugement des autres. C’est pour cela que faire cela avec humour (et beaucoup d’autodérision de ma part), cela crée une ambiance bienveillante dans laquelle tout le monde se sent libre.
L’animation est-elle adaptable à des publics spécifiques (scolaires, seniors, publics empêchés…) ?
Tous les publics peuvent participer à cette animation. Il suffit que dans un groupe, si certaines personnes ne peuvent pas écrire, d’autres puissent le faire pour et avec elles.
Proposez-vous un temps d’échange après la représentation ?
Ce n’est pas une obligation, mais si le cas se présente, avec plaisir!
Le spectacle peut-il être associé à une séance de dédicace ou à un atelier plus approfondi ?
Pourquoi pas, je suis ouverte à toutes sortes de propositions.
Avez-vous déjà travaillé dans le cadre de projets culturels de territoire ?
Oui, je travaille très régulièrement depuis plusieurs années avec des collégiens dans le cadre du dispositif “A livre ouvert”, proposé par la DRAEAC – Bretagne.
Et j’ai rencontré de nombreuses classes pour présenter mon roman “Les valises”, mon recueil de nouvelles “Garde-Robe”, ou pour animer des ateliers d’écriture, de théâtre, de lecture…
Plus d’infos ici : https://www.artoutai.com/portfolio_page/la-voleuse-de-mots/
PROCHAINES DATES :
28 mars à Meillac
24 avril à Mesnil Roc’h
29 mai à Pleugueneuc