Il existe, paraît-il, un endroit où deux eaux se rejoignent sans jamais se heurter. Cette image a donné son nom à Confluentia, le concert imaginé par Sam Verlen, où le souffle ancien de l’orgue à tuyaux vient épouser le pouls électronique de la machine.
Tout public dès 6 ans
Durée : 1 heure
Jauge : jusqu’à 300 personnes (salle équipée)
Deux versions : salles équipées et petits lieux (forme autonome techniquement)
Le point de départ du projet tient presque du paradoxe : composer des musiques néo-classiques et électroniques (IDM, ambient) en empruntant les logiques et les outils propres à la musique électronique, mais en les faisant jouer par des instruments entièrement acoustiques. Le résultat s’écoute sans amplification, avec toute la dynamique, le souffle et la spatialisation naturelle que seuls des instruments physiques peuvent offrir.
Pour y parvenir, Sam Verlen s’appuie sur un instrumentarium unique en son genre : l’orgue Philéas, composé de modules transportables d’orgue à tuyaux, associé à une batterie automatisée. De cette rencontre naît un troisième courant sonore, à la croisée des deux premiers, ni tout à fait acoustique, ni tout à fait électronique.
Sur scène, chaque automate s’éclaire au moment où il joue. Cette mise en lumière révèle la beauté de leurs mouvements mécaniques et transforme un geste purement technique en un véritable ballet visuel, où l’on voit la musique se construire en temps réel.
Techniquement, ces instruments acoustiques sont pilotés en MIDI, exactement comme le seraient des synthétiseurs ou des boîtes à rythmes. Sam Verlen les commande via des séquenceurs logiciels sur ordinateur (Ableton Live, complété de plugins dédiés développés sous Max4Live) des outils habituellement réservés aux producteurs de musique électronique.
Boucles jouées en direct, traitements MIDI sur-mesure adaptés aux contraintes des instruments électro-mécaniques : écho, arpégiateurs, trémolos, filtrage, durée des notes, phasing, dynamique, aléatoire… Le vocabulaire de la production électronique se retrouve ainsi transposé sur des tuyaux d’orgue et des percussions bien réelles.
Sam complète ce dispositif avec toute une palette de contrôleurs physiques (un thérémine Moog, un séquenceur Orbita, divers contrôleurs MIDI) qui rendent le jeu ludique et accessible à tous. Portées par une sensibilité résolument poétique, ses compositions cherchent avant tout à révéler l’orgue sous un jour nouveau.
Le concert s’accompagne d’une installation sonore interactive, Mécanique du souffle, qui transforme le geste en musique et la mécanique en poésie. Grâce à un séquenceur ludique, le public est invité à prendre lui-même le contrôle de Philéas, cet orchestrion contemporain qui mêle orgue à tuyaux et percussions automatisées.
En faisant tourner des aimants colorés sur quatre pistes circulaires, chaque visiteur compose en temps réel une musique hypnotique et organique, portée par le souffle (le vent, dans la langue des organistes) entre envolées mécaniques et rythmes minimalistes. L’installation crée ainsi un pont entre un instrument patrimonial, puisque les tuyaux utilisés proviennent de véritables anciens orgues, et la technologie contemporaine : passé et avenir y vibrent à l’unisson.
En marge du concert, Sam Verlen propose également une action culturelle sous forme de conférence-concert : Ctrl + Heart + Beat. Le spectacle retrace l’histoire singulière des machines musicales, des tout premiers automates sonores jusqu’à la musique électronique contemporaine. Le public y est convié à venir jouer lui-même de cet étonnant orchestrion 2.0, à l’aide de simples télécommandes de jeu vidéo et d’un thérémine.
Compositeur, orgue, thérémine, programmations, live électro : Sam Verlen
Constructeur et création lumière : François Marsollier
Sonorisateur : Jérémy Rouault
Prise de vue vidéo et photos : Johann Menier
Association Musiques Rive Gauche, Ville de St Briac
Octobre 2026
Février 2027